Facebook chez les Rapetout

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Facebook chez les Rapetout

 

facebook rapetou

Vous administrez une page Facebook pour votre entreprise (fanpage) ? Vous avez donc dû constater une baisse drastique du reach organique (portée organique par opposition à portée payée) depuis décembre dernier surtout, voire même une évolution bizarroïde de ce même chiffre. Un jour vous avez 15 personnes qui parlent de votre page ou publications, le lendemain, sans comprendre pourquoi vous en avez 30, pour terminer la semaine à 9. Si, si, c’est possible. 

Du coup, vous ne savez pas sur quel pied danser, quelle publication a, ou n’a pas, fonctionné, car globalement vous n’avez rien changé à votre stratégie éditoriale et vos fans n’ont pas évolué proportionnellement à ce fameux reach. Donc… mystère, mystère.

Oui mystère car l’algorithme Facebookien reste d’une opacité totale. Une récente une étude de Social@Ogivly  agence a analysé les données de plus de 100 pages de marques sur Facebook, représentant, en tout, plus de 48 millions de fans.

En 2012, cette portée organique aurait été de 16 %. Mais avec les changements qui ont été opérés sur le réseau social vers la fin de l’année 2013, cette portée a largement baissé.

Nous retrouvons des résultats similaires dans les histogrammes issus d’Edgerankchecker (site qui vous permet d’analyser votre fanpage Facebook).

organic reach edgerank1

Alors, comment fait-on ?

Le fil d’actualité est devenu saturé. Trop de publications auxquelles s’ajoutent les publicités. Et cet espace serré, tout le monde doit se le partager. Ceux qui paient ont forcément la priorité. Normal me direz-vous, mais injuste aussi pour les fanpages qui y mettent vraiment du leur mais qui ne décolleront jamais faute de moyens.

Car, à moins que vous n’ayez des fans  hyper engagés qui passent leur temps sur Facebook à attendre votre post comme le Messie et à le liker, partager et commenter illico presto, votre portée va rester proche de zéro si vous ne payez pas un tant soit peu.

Le business model du réseau n’a jamais été de faire du bénévolat, loin s’en faut. Et ne jetons pas la pierre à Facebook car tout le monde s’y met aux publications payantes, dites aussi actualités sponsorisées. Viadeo, LinkedIn, Twitter… C’est désormais le prix à payer pour avoir sa place dans ce monde concurrentiel des médias sociaux.

 

Dis Facebook, elle est chère ta pub ?

Comment dire… C’est cher oui et non, tout dépend de ce qu’on veut atteindre. On peut commercer par dépenser 11 euros pour un jour de sponsorisation de publication ou de pub pour gagner des fans sur la fanpage mais cela peut aller beaucoup plus loin. Plus on paye et plus on aura d’impressions et de likes.

De toute manière, l’interface publicités de Facebook va vous proposer des « mises » et c’est vous qui opterez pour ce que vous voulez dépenser et le nombre de jours où votre publication sera sponsorisée. Suivant le ciblage que vous choisirez (sexe, pays, intérêts) Facebook vous dira combien de cibles vous serez susceptible de toucher et quelle mise minimum il faudra investir.

C’est très simple à mettre en place et à gérer ensuite à partir de votre « gestionnaire de publicités ».

 

Est-ce que ça fonctionne ?

Oui, ça fonctionne bien dans la mesure où effectivement vous allez générer du trafic sur votre publication et votre site web (si vous avez mis un lien URL sur la publication) donc le trafic est là. Ensuite, pour que le visiteur se transforme en prospect puis en client, là c’est très aléatoire. Malheureusement, vous n’avez pas moyen de récupérer la liste des personnes qui ont vu votre publication. Vous saurez qui a liké ou partagé votre contenu. Libre à vous de vous amuser à faire des copié/collé de noms sur un document excel et de rechercher les adresses mail correspondantes. Autant dire qu’on finit par s’arracher les cheveux.

 

Quelle alternative à Facebook ?

Vous en avez assez de subir les lois de ce cher Marko ? Vous pouvez aller sur son concurrent direct, Google+. Une toute autre interface vous attend, plus ou moins facile à prendre en main selon les différents ressentis. Personnellement, je n’accroche pas encore et les réactions (engagement) sont encore loin de ceux de Facebook sur ma fanpage. Donc je reste sur Facebook.  L’avantage de Google+, pour l’instant, reste indéniable quant à votre référencement Google. Google aime les siens ! :)

Mais, tout à fait entre nous, je suis sûre que la publicité va aussi déteindre sur le réseau très prochainement. Google ne va pas se priver bien longtemps d’une manne financière aussi captive que sont les conversations sociales.

Vous restez sur Facebook malgré tout, quels contenus privilégier ?

Sur Facebook comme dans beaucoup d’autres réseaux sociaux, ce qui engage le plus ce sont les contenus visuels, les vidéos et …l’humour ! Plus vous ferez appel aux émotions (une image vaut mille mots), plus vous aurez des interactions. Faites donc le test !

organic reach

Donc, même si je ne vous conseille pas de publier des lolcats à tour de bras (vous savez ces petits chats à toutes les sauces qui amusent la galerie…), ce qui serait néfaste à votre crédibilité sur le net, donc votre e-reputation, je vous suggère de penser avant tout à du contenu qui va plaire et amuser vos fans. Décoincez-vous et sortez des lieux communs et autres contenus corporate / institutionnels qui sont, disons-le, un peu aseptisés.

N’oubliez pas que plus vos cibles interagiront avec vos contenus (likes, partages, commentaires) meilleur sera le taux d’engagement et c’est quand même ça la meilleure métrique, le meilleur KPI, qui soit sur une fanpage.

Et rappelez-vous qu’il vaut mieux avoir 20 fans engagés que 150 qui se contentent de voir vos contenus. Donc après tout, les impressions importent peu pourvu qu’on ait l’ivresse J.

 

Où est la valeur ajoutée du Community Manager ?

Autant le reach dépend des méandres algorithmiques de Facebook, autant le taux d’engagement dépend de vous et de vous seulement. Sachez écrire et engager vos fans pour les inciter au clic, au j’aime, et au partage.

La valeur du Community Manager sera là, sur le choix de ligne éditoriale, la stratégie de contenus, sa manière de « parler » à la communauté de la marque, et pas au nombre d’euros qu’il aura su dépenser pour avoir 2 likes. Car les fans issus des publicités sont rarement au rendez-vous des interactions sur la durée, c’est du one-shot sans autre intérêt que le moment de gloire éphémère.

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Source : étude Social@Ogilvy http://fr.slideshare.net/socialogilvy/facebook-zero-white-paper-31934430

Crédit image : adaptation personnelle d’un dessin de Pakman

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Dolores FRAGUELA

Dolores FRAGUELA

Consultante Expert - Transformation digitale - Adoption des outils collaboratifs chez Orange Consulting - Orange Business Services
Passionnée par la communication au sens large, et les réseaux sociaux en particulier, j’ai à mon actif une longue carrière dans le marketing et la communication B2B chez l'annonceur au sein de grands groupes internationaux de l’industrie high-tech.

L’entrepreneuriat me démangeant depuis un moment, je lance mi-2013 ma société de conseil en communication, KomadoK, spécialisée dans le conseil en communication digitale, le community management externalisé et la formation social media. Expérience oh combien enrichissante qui n'a fait que confirmer que la conduite et la réussite d'une transformation digitale est plus liée au facteur humain et culturel de l'entreprise qu'à une maturité technologique.

Aujourd'hui, en tant consultante-expert chez Orange Consulting, je me lance de nouveaux challenges et mets toute mon expertise et expérience au service des entreprises pour les aider dans leur stratégie d'adoption du digital et des nouveaux usages collaboratifs.

Le capital humain et le capital marque sont des actifs immatériels présents au bilan de votre entreprise. La communication digitale, surtout à travers les réseaux sociaux internes comme externes, est un levier extraordinaire de valorisation de ces actifs !
Dolores FRAGUELA

A propos de Dolores FRAGUELA

Passionnée par la communication au sens large, et les réseaux sociaux en particulier, j’ai à mon actif une longue carrière dans le marketing et la communication B2B chez l'annonceur au sein de grands groupes internationaux de l’industrie high-tech. L’entrepreneuriat me démangeant depuis un moment, je lance mi-2013 ma société de conseil en communication, KomadoK, spécialisée dans le conseil en communication digitale, le community management externalisé et la formation social media. Expérience oh combien enrichissante qui n'a fait que confirmer que la conduite et la réussite d'une transformation digitale est plus liée au facteur humain et culturel de l'entreprise qu'à une maturité technologique. Aujourd'hui, en tant consultante-expert chez Orange Consulting, je me lance de nouveaux challenges et mets toute mon expertise et expérience au service des entreprises pour les aider dans leur stratégie d'adoption du digital et des nouveaux usages collaboratifs. Le capital humain et le capital marque sont des actifs immatériels présents au bilan de votre entreprise. La communication digitale, surtout à travers les réseaux sociaux internes comme externes, est un levier extraordinaire de valorisation de ces actifs !
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