Rentabilité des médias sociaux : oubliez le ROI, pensez RONI

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Rentabilité des médias sociaux ? Oubliez le ROI, pensez RONI.

 

ROI des réseaux sociaux

A l’heure où tout le monde s’accorde à dire que oui, aller sur les médias sociaux est source de ROI, bon nombre d’entreprises hésitent encore, peu convaincues de la monnaie sonnante et trébuchante résultante d’une telle stratégie. A ces entreprises freinées par les risques liés aux réseaux sociaux (bad buzz, gestion du temps, élaboration de stratégie de contenus, activité chronophage, ignorance des bonnes pratiques….), je pose la question suivante : « Vous ne voyez pas trop le ROI des médias sociaux, mais avez-vous pensé au RONI (Risk Of Non Investment) ? ».  En effet, éviter les médias sociaux constitue plus une prise de risque qu’une protection contre les mauvaises langues.

 

 

1.      Vous refusez une visibilité et une notoriété que vos concurrents ne manquent pas  de saisir

Votre site web est certes votre vitrine et c’est même le seul outil dont vous maîtrisez la communication à 100%. Cependant, cette vitrine ne suffit plus à vous rendre visible. Il y a trop de vitrines, trop de produits identiques, trop de services équivalents, trop d’offres. Aujourd’hui, un internaute va certes sur le site web, mais va surtout regarder l’activité de l’entreprise sur les réseaux sociaux, la stratégie de contenus sur son blog et la fréquence de publication, l’engagement de ses communautés, la pertinence des interactions du community manager, les jeux, le buzz…

Et oui, les médias sociaux sont vivants, le site web, est quant à lui plutôt figé reconnaissez !

 

L’Humain est un média à lui tout seul. Les médias sociaux ne sont que son estrade et son pupitre d’expression.

 

La seule solution pour être visible et booster votre notoriété consiste en une différentiation par rapport à la concurrence.

Les médias sociaux sont l’occasion de vous différentier de vos concurrents par la création de valeur ajoutée sous diverses formes :

  • un blog (intégré à votre site web de préférence) avec un stratégie de contenus variée et unique (thèmes, régularité des publications, interviews, témoignages…),
  • la création de groupes de discussions (et leur animation) liés aux thématiques de l’entreprise (création de communautés en R&D, en IT, en Marketing…) au sein des réseaux sociaux,
  • la diffusion de livres blancs,
  • le téléchargement d’e-books,
  • la création de webinars,
  • la diffusion de videos pour présenter produits, services, vision et valeurs de l’entreprise,
  • les témoignages clients ou collaborateurs (marque employeur valorisée),
  • les tests comparatifs,
  • des essais gratuits de produits (période d’essai d’un logiciel pendant 30 j par exemple),
  • des promotions ponctuelles (fin d’année, rentrée, fin de séries, salon professionnel),
  • des outils de fidélisation,
  • des sondages et enquêtes en ligne,
  • des jeux et concours,
  • une organisation de visites VIP de votre entreprise,
  • …et tant d’autres utilisations

2.      Vos cibles sont sociales  

Par cible, il ne faut pas juste voir vos clients, mais élargir aux prospects, candidats, partenaires, fournisseurs, grandes écoles, consultants, influenceurs, journalistes etc… Tous sont sur les médias sociaux. L’ignorer est faire le jeu de l’autruche.

Selon une étude Médiamétrie (1) publiée en juin 2013 nous sommes quelque 32 millions de Français inscrits sur un réseau social, soit 80% de la population. C’est 2 millions de plus qu’il y a un an. Facebook reste le plus prisé. L’étude note également que les Français y suivent de plus en plus de marques.

Une marque, une entreprise, même absente des réseaux sociaux, fait parler d’elle. Les clients ou consommateurs postent des commentaires et des recommandations partout sur le net. Sachez que pour 70% d’entre nous, nous faisons plus confiance aux recommandations de nos pairs qu’à la publicité entreprise. C’est dire l’importance que revêt la moindre communication sur les médias sociaux à l’heure où il est posté 41 000 publications par minute sur Facebook par exemple.

Quel est le RONI dans ces cas-là ? L’entreprise que vous êtes ne contrôle rien, ne voit pas les mauvais (ou les bons) commentaires, ne répond pas aux demandes des consommateurs (SAV par exemple), n’écoute pas les propositions innovantes suggérées par ces derniers, ne gère pas son e-reputation, n’augmente ni sa visibilité, ni sa notoriété et encore moins ses leads. Sans évoquer l’aspect fidélisation du client ou recrutement grâce aux médias sociaux, qui est totalement ignoré.

Ecouter et échanger avec vos cibles c’est vous donner la chance de capter de nouveaux besoins, d’optimiser votre offre de produits et services, de tacler la concurrence, d’anticiper le marché, bref, d’être encore là sur la durée !

 

3.      Le capital humain et le capital marque sont au bilan de votre entreprise (2)

Vous voulez valoriser votre entreprise ? Qu’attendez-vous pour valoriser votre capital immatériel ? Selon une Etude Ernst & Young (3), réalisée en 2008 auprès de 101 entreprises européennes cotées, la part des actifs immatériels représenteraient entre 60% et 63%  de la valeur des entreprises, soit plus que le PIB Français, véritable richesse de l’invisible s’il en est !

Pour approfondir le sujet et vous convaincre de la force de l’immatériel,  je vous conseille le livre de Laurent Habib, « La force de l’immatériel pour transformer l’économie » (4). Il se lit en une heure mais est tellement riche de sens qu’il vous suivra longtemps dans vos réflexions. Il changera votre vision et impactera vos décisions futures.

Qu’y apprend-on ? Que les actifs immatériels, utilisés à bon escient sont les meilleurs leviers de création de valeur qui soient. Ce sont eux qui ont fait la fortune d’Apple, de Facebook, de Google et tant d’autres. En permettant le partage d’informations, mais surtout de connaissances et de savoirs, Internet a changé les paradigmes.

L’économie collaborative a pris le dessus sur l’économie de l’industrie, des services, et des fonctionnalités.  Les médias sociaux, plateformes collaboratives par essence, influencent désormais toute l’économie mondiale, y.c. la politique.

Ce qui nous amène naturellement à la mesure de la valeur de vos communautés en tant qu’actif immatériel de l’entreprise à travers les indicateurs suivants:

  • La vision de votre entreprise et de votre métier : est-elle communiquée dans l’entreprise ?
  • L’engagement de vos collaborateurs sur la vision et les valeurs de l’entreprise : est-il partagé ? Valorisent-ils l’entreprise (marque employeur) ?
  • “L’éducation” et les compétences digitales de l’entreprise : vos collaborateurs sont-ils correctement formés à la communication sur les médias sociaux (BA.BA de l’écriture pour le web, charte de bonnes pratiques, règles de participation au blog de l’entreprise, savoir s’engager dans les groupes de discussion des réseaux type Viadeo ou LinkedIn, risques liés à l’e-reputation, etc) ?
  • La pertinence des communautés de l’entreprise : vos communautés sont-elles représentatives de votre entreprise (communautés de services, d’innovation, de recherche) ?
  • La portée des communautés de l’entreprise : vos communautés sont-elles reconnues comme influentes dans votre domaine d’activité ?

Etre ou ne pas être présent sur les médias sociaux n’est donc plus la question à se poser, mais plutôt êtes-vous prêt à sacrifier les 2/3 de la valeur de votre entreprise  ?

 —–

Laissez-nous vos commentaires ci-dessous et continuons l’échange sur le sujet.

Merci et bonne rentrée !

   —–

Sources :
(1)    Etude Médiamétrie, Baromètre annuel des réseaux sociaux, (juin 2013)
(2)    Selon l’Observatoire de l’Immatériel, le capital immatériel s’articule en dix actifs principaux dont le capital marque et le capital humain, mais aussi le capital organisationnel, sociétal, clients, technologique, naturel, des systèmes d’information, des fournisseurs/partenaires et enfin des actionnaires.
(3)    Etude  Ernst & Young, « Capital de l’immatériel : son importance se confirme » (janvier 2008)
(4)    Laurent Habib, « La force de l’immatériel pour transformer l’économie » (Ed. PUF, janvier 2012)

 

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Dolores FRAGUELA

Dolores FRAGUELA

Consultante Expert - Transformation digitale - Adoption des outils collaboratifs chez Orange Consulting - Orange Business Services
Passionnée par la communication au sens large, et les réseaux sociaux en particulier, j’ai à mon actif une longue carrière dans le marketing et la communication B2B chez l'annonceur au sein de grands groupes internationaux de l’industrie high-tech.

L’entrepreneuriat me démangeant depuis un moment, je lance mi-2013 ma société de conseil en communication, KomadoK, spécialisée dans le conseil en communication digitale, le community management externalisé et la formation social media. Expérience oh combien enrichissante qui n'a fait que confirmer que la conduite et la réussite d'une transformation digitale est plus liée au facteur humain et culturel de l'entreprise qu'à une maturité technologique.

Aujourd'hui, en tant consultante-expert chez Orange Consulting, je me lance de nouveaux challenges et mets toute mon expertise et expérience au service des entreprises pour les aider dans leur stratégie d'adoption du digital et des nouveaux usages collaboratifs.

Le capital humain et le capital marque sont des actifs immatériels présents au bilan de votre entreprise. La communication digitale, surtout à travers les réseaux sociaux internes comme externes, est un levier extraordinaire de valorisation de ces actifs !
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A propos de Dolores FRAGUELA

Passionnée par la communication au sens large, et les réseaux sociaux en particulier, j’ai à mon actif une longue carrière dans le marketing et la communication B2B chez l'annonceur au sein de grands groupes internationaux de l’industrie high-tech. L’entrepreneuriat me démangeant depuis un moment, je lance mi-2013 ma société de conseil en communication, KomadoK, spécialisée dans le conseil en communication digitale, le community management externalisé et la formation social media. Expérience oh combien enrichissante qui n'a fait que confirmer que la conduite et la réussite d'une transformation digitale est plus liée au facteur humain et culturel de l'entreprise qu'à une maturité technologique. Aujourd'hui, en tant consultante-expert chez Orange Consulting, je me lance de nouveaux challenges et mets toute mon expertise et expérience au service des entreprises pour les aider dans leur stratégie d'adoption du digital et des nouveaux usages collaboratifs. Le capital humain et le capital marque sont des actifs immatériels présents au bilan de votre entreprise. La communication digitale, surtout à travers les réseaux sociaux internes comme externes, est un levier extraordinaire de valorisation de ces actifs !
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